Secret du vote et résultat vérifiable, en même temps.
La sécurité repose sur deux piliers complémentaires : un tiers de confiance auditable et un protocole cryptographique exécuté en partie dans votre navigateur. Trois niveaux de lecture, du plus simple au plus technique.
Un tiers de confiance auditable
Une infrastructure indépendante, ouverte et inspectable : digne de confiance le temps du vote, vérifiable par quiconque ensuite.
Un protocole de bout en bout
Confidentialité du bulletin et vérifiabilité publique du décompte, garanties simultanément par la cryptographie.
Quatre idées à retenir.
Anonyme par défaut
Par défaut, le registre public ne permet à personne, aujourd'hui comme plus tard, de relier un bulletin à un votant. Seule réserve : dans un groupe de signature presque vide, l'organisateur pourrait deviner un choix. Une option de vote non anonyme existe pour les scrutins attribuables par nature (copropriété, AG).
Vérifiable
Chacun peut contrôler que le décompte est exact et qu'aucun bulletin n'a été modifié.
Signature en anneau
Votre bulletin est signé au nom d'un groupe, sans révéler lequel de ses membres a signé.
Blockchain
Les bulletins sont publiés dans une blockchain : un registre signé et lié par hachage, dont toute réécriture est détectable par quiconque en conserve une copie.
Comment ça marche, vraiment.
Sans être cryptographe, voici l'essentiel du chemin parcouru par un bulletin.
Tout se passe dans le navigateur
Le bulletin est signé côté votant, par un module cryptographique en Rust compilé en WebAssembly, avant tout envoi. La clé de vote n'est jamais renvoyée à la plateforme. En mode « apportez votre clé », elle n'a même jamais existé ailleurs que sur l'appareil du votant.
Une signature en anneau
Le bulletin est signé au nom d'un anneau de clés autorisées (une variante bLSAG sur Ristretto255). La signature prouve l'appartenance au groupe sans désigner le signataire. C'est le comportement par défaut. Si l'organisateur active le vote non anonyme, le bulletin embarque en plus l'identifiant de vote du votant dans sa charge signée. Il devient alors publiquement attribuable, et l'électeur en est averti avant de voter.
Une « empreinte de clé » par élection
Chaque signature porte une empreinte unique propre à l'élection. Elle permet de détecter un double vote sans jamais apprendre qui a voté.
Un registre public distribué en blockchain
Les bulletins sont publiés dans un registre pseudonyme distribué sous forme de blockchain : des blocs signés (OpenPGP v6, Ed25519) et liés par hachage. La liste figée des votes est la garantie : n'importe qui peut recompter et vérifier. Chaque bloc est de plus horodaté dans la blockchain Bitcoin via OpenTimestamps, qui apporte une preuve d'antériorité indépendante de la plateforme.
La blockchain, expliquée → Le format exact de la blockchain →Les limites que nous assumons.
Chaque choix vise un équilibre : rester accessible à tous, sans compte ni installation, tout en garantissant des propriétés cryptographiques fortes et une plateforme solide. Voici, en toute honnêteté, ce que cet équilibre nous fait choisir de ne pas promettre.
Tiers de confiance au moment du vote
La plateforme est un intermédiaire de confiance pendant le scrutin : ouverte et auditable, mais pas sans confiance. Le mode « apportez votre clé » réduit encore ce qu'il faut lui confier.
Reçus de vote
Un votant peut prouver son propre vote : il n'y a pas de résistance à la coercition dans cette version.
Pas de mix-net
L'anonymat vient de la signature en anneau, pas d'un mélange réseau. Un choix assumé et documenté.
Pour aller au fond.
Une sécurité que vous pouvez vérifier.
Gratuit jusqu'à 20 électeurs, sans compte ni carte bancaire.